ENGLISH VERSION BELOW

L’assaut militaire de l’empire étasunien sur le Venezuela et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro tôt dans la journée du samedi 3 janvier a choqué le monde entier et fait tomber le voile du droit international.

Les actions de Trump et du gouvernement américain rivalisent une fois de plus avec celles des plus grandes organisations criminelles, en toute impunité. C’est tout le continent américain qui se retrouve aujourd’hui menacé par ce même système impérialiste. Continuant à soulever les cartels et le narcotrafic, Trump menace de manière à peine voilée la Colombie, le Mexique et Cuba, demeurant bien aligné sur son plan de « restaurer la suprémacie américaine » en Amérique latine. Ne soyons pas dupes – ces excuses serviront également à durcir les politiques anti-migratoires et légitimer de futures interventions impérialistes.

C’est loin d’être la première incursion des états-unis dans les affaires d’un pays étrangers. On ne compte plus le nombre de coups d’État aidés par la CIA dans l’ombre de complots sordides. Mais cette fois-ci, c’est une opération violente (qualifiée de spectaculaire et d’exemplaire dans les médias occidentaux) revendiquée publiquement et fièrement par l’homme dans la position la plus puissante du monde. Pas besoin de chercher trop loin dans le passé pour voir la voie militaire directement utilisée – comme en Irak, en Afghanistan ou au Nicaragua – pour faire tomber des régimes « qui ne votent pas du bon bord ». Ce n’est donc pas la première fois que les États-Unis agissent de la sorte et ne respectent absolument pas la souveraineté territoriale d’un pays. Ce n’est aussi pas un adon que l’extractivisme et le contrôle de ressources est bien souvent le coeur de l’invasion. 

Pour les libéraux et les plus naïves, il s’agit d’un bris du protocole, d’une action qui outrepasse le cadre légal. Pour nous il s’agit de la continuité des politiques habituelles, qui aujourd’hui semblent inacceptables en raison de l’aspect sensationnel du niveau d’ingérence et d’interventionnisme assumé. Mais la violence des dominants est toujours présente, même quand le cadre légal est respecté. En fait la seule raison pourquoi ce cadre est respecté, c’est parce qu’il va dans le sens des intérêts des dominants. Dès le moment où la légalité va à l’encontre de leurs intérêts, ils n’hésitent pas à foutre les chartes et les conventions aux poubelles. Ils l’ont toujours fait et continueront à le faire.

Ce qui est vraiment nouveau avec cette agression, c’est plutôt la grosseur éhontée du mensonge qui a été utilisé comme prétexte. On est loin des mois de préparations qu’a nécessité le scandale du Lusitania pour préparer l’entrée en guerre en 1915, et très très loin des « armes de destruction massives » utilisées par l’administration bush pour envahir l’Irak en 2003. À l’époque on utilise quand même un semblant de légitimité démocratique, on envoie des faux témoins dans des commissions de l’ONU, on fait pleurer un secrétaire d’État qui avouera ensuite que rien n’était vrai dans toute cette supercherie. Mais au moins on essayait de faire semblant. Aujourd’hui, Trump peut simplement déclarer dans un discours décousu plus proche de la divagation sénile que du pep talk politique: « drugs & rape », le répéter assez de fois et tout le parquet des journalistes vendus applaudissent, comme la classe politique du canada qui, tels des larbins effrayés, répondent que « oui, maduro c’était un pas fin ».

Alors que la propagande étatique martèle les raisons bidons de l’intervention, elle ne cache même plus l’autre raison, la vraie, celle qui de toute façon crève les yeux d’évidence: les états-unis veulent piller une des plus grandes réserves de pétrole au monde. Le mensonge est tellement incrusté dans tout l’appareil médiatique au service des dominants qu’ils ne prennent même plus la peine de se cacher. 

De la clarté politique

L’attaque actuelle contre la souveraineté vénézuélienne ne peut être comprise sans examiner le rôle des figures de l’opposition élevées et légitimées par les puissances impérialistes occidentales. Maria Corina Machado a été délibérément présentée comme une « alternative crédible », non pas par les classes ouvrières vénézuéliennes, mais par des gouvernements étrangers, les médias corporatifs et les intérêts financiers internationaux dont la principale préoccupation n’est pas la soi-disant « démocratie », mais l’accès aux ressources du pays. Son projet politique s’aligne ouvertement sur l’orthodoxie néolibérale : privatisation, déréglementation, alignement sur la politique étrangère américaine et réintégration du Venezuela dans l’ordre capitaliste mondial sous la supervision d’institutions telles que le FMI et la Banque mondiale. En ce sens, Machado n’est pas présentée comme une dirigeante issue de l’autodétermination populaire, mais comme une figure managériale, une intermédiaire par laquelle le capital occidental peut réaffirmer son contrôle sur les ressources vénézuéliennes.

Les vastes réserves pétrolières du Venezuela, ainsi que ses minéraux stratégiques et sa position géopolitique, le rendent trop précieux pour être laissé en dehors du commandement impérial. Le rôle de Machado dans ce cadre n’est pas de libérer les Vénézuéliens, mais de normaliser l’exploitation en présentant la soumission au capital étranger comme une « transition démocratique ». Son leadership est censé n’être responsable que devant les investisseurs occidentaux désireux de rouvrir le pays aux activités extractives à des conditions favorables. Il s’agit là du modèle classique du dirigeant fantoche : une légitimité accordée de l’extérieur, une autorité qui repose sur le soutien impérial plutôt que sur un mandat populaire. 

Il convient de préciser clairement que rejeter cette imposition impérialiste ne signifie pas pour autant idéaliser ou défendre un régime autoritaire. Le faux dilemme imposé par le discours occidental, qui oppose l’intervention impérialiste à la soi-disant stabilité autoritaire, est une fausse dichotomie qui exclut la possibilité la plus importante : l’autodétermination populaire authentique. L’une concentre l’autorité vers le haut et vers l’intérieur, l’autre la transfère vers l’extérieur, vers les centres impériaux. Toutes deux refusent au peuple vénézuélien le droit de décider des conditions de sa propre vie politique. La tâche n’est pas de choisir entre la domination de l’intérieur ou la domination de l’extérieur, mais de démanteler les deux.

Nous vivons au cœur même de l’empire. De cette position, l’amplification sans critique des discours étatiques, en particulier ceux qui se prétendent anti-impérialistes, brouille les lignes de la clarté politique. La puissance des États-Unis doit être comprise concrètement. Aucune autre nation au monde n’a démontré la capacité, la portée et l’impunité nécessaires pour extraire un « dirigeant » d’un autre pays au milieu de la nuit, le transporter à travers les frontières et le traduire devant un tribunal fantoche sous des accusations motivées par des raisons politiques. La question qui devrait alors se poser à tout le monde est la suivante : si les États-Unis possèdent une telle portée, pourquoi ne l’ont-ils pas utilisée contre Netanyahu et l’État d’Israël, qui continuent de massacrer le peuple palestinien au mépris total de la communauté internationale ? La réponse révèle le mensonge au cœur du soi-disant « ordre fondé sur des règles ». Le pouvoir n’est pas appliqué de manière universelle, il est déployé de manière sélective, au service de l’empire.

Dans les prochains jours, nous allons voir des vidéos de Vénézuéliens brandissant des portraits de Chavez, scandant des slogans pour le retour de Maduro et pour la défense de l’héritage de Simon Bolivar. Les vidéos de propagande de l’armée vénézuélienne seront partagées à nouveau et l’autre grand camp impérialiste s’en servira pour promouvoir sa propre forme d’autoritarisme. Le campisme prospère grâce à sa propre contradiction. Il nous demande de nous aligner sur un bloc étatique contre un autre afin d’excuser la répression et la domination tant qu’elles semblent résister à l’influence américaine. C’est un piège, et nous sommes particulièrement poussés à y tomber depuis le cœur même de l’empire. Les politiques campistes et libérales utilisent les moments de crise pour réintroduire l’autorité comme une nécessité. Elles présentent les partis, les gouvernements et les armées comme des boucliers imparfaits nécessaires pour lutter contre une menace plus grande, malgré leur longue histoire de répression de la dissidence, d’oppression des citoyens ordinaires et d’absence de toute chance pour une nouvelle vie politique. Nous ne voulons pas mener leurs guerres, nous ne voulons pas remplacer une forme de pouvoir par une autre.

Ce qu’il faut, c’est une rupture qui permette aux Vénézuéliens eux-mêmes de déterminer collectivement comment ils sont gouvernés, sur quelles bases et dans l’intérêt de qui. Il faut rejeter l’idée selon laquelle le leadership doit être imposé par la force ou sanctionné par le capital étranger. La libération ne peut venir d’enlèvements, de sanctions ou de régimes fantoches, ni être garantie par une autorité irresponsable concentrée au sein de « l’État ». La véritable résistance naît du terrain construit par l’action directe et l’auto-organisation autonome. Elle ne repose pas sur des dirigeants qui parlent en notre nom. En établissant une praxis, celle-ci est élargie et maintenue dans nos conditions, elle ne culmine pas dans un nouveau régime ou une hiérarchie réorganisée. Elle pointe vers une transformation sociale révolutionnaire qui remodèle la vie quotidienne et les relations sociales elles-mêmes. Ce qui reste, c’est le refus d’être détourné. Le campisme, la nostalgie et les mythologies nationales exercent une pression sur nos mouvements, en particulier ici, où le pouvoir impérial a son siège. Dans un monde déjà saturé de violence, nous n’avons pas besoin de symboles d’autorité supplémentaires qui obscurcissent notre vision. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision claire de notre position et d’un engagement en faveur d’une lutte internationaliste plus large qui nous aligne sur les peuples en résistance partout dans le monde, qui dépasse les frontières et nous propulse vers un avenir où notre combat deviendra impossible à contenir.

Et maintenant?

Peu importe Maduro, Hussein, ou d’autres, la révolution ne sera pas dûe aux violences impérialistes. Elle appartient aux opprimées, aux masses qui refusent d’être asservies. Seule la lutte populaire peut renverser l’ordre établi.

Dès maintenant, il n’y a que deux réponses qui s’imposent. La première, c’est l’action directe, le sabotage et les attaques qui mettent des bâtons dans les roues de la machine autoritaire, idéalement menées de manière coordonnée ou contagieuse, afin de trouver un écho et d’être reproduites par d’autres. La seconde est la création de conditions sociales, y compris d’organisations, capables de faire avancer la lutte pour la libération totale de l’humanité de l’autorité et de la domination, afin que plus jamais la vie d’une personne ne soit détruite ou bouleversée à cause du désir de profit, de pouvoir.

Faire regretter cela à la classe dirigeante américaine : la classe capitaliste et la classe politique américaine sont tout à fait à l’aise avec cette invasion du Venezuela. Si tout se passe bien pour eux, ils recommenceront dans de nouveaux territoires avec une violence croissante. Qui dirige les États-Unis ? Quels sont leurs intérêts ? Comment ces intérêts peuvent-ils être attaqués et sapés depuis Montréal ? Comment pouvons-nous leur faire regretter cela ?

Les multinationales américaines sont partout : Montréal regorge de milliers de bureaux, de magasins, d’entrepôts et de chaînes de montage appartenant à d’importantes entreprises américaines dirigées par les capitalistes les plus influents de l’empire américain. Cela inclut les chaînes de restauration rapide, l’industrie technologique et les fabricants d’armes. Au cours de l’été 2025, Mexico a été le théâtre d’émeutes anti-américaines qui ont détruit des investissements et des symboles du capitalisme américain. Au Royaume-Uni, Palestine Action a pénétré dans des usines d’armement, détruit des machines et causé des millions de dollars de dégâts. Partout dans le monde, des gens ordinaires identifient des cibles et passent à l’action.

Ne vous sous-estimez pas, vous pouvez être une force redoutable. Vous pouvez accomplir les actions les plus brillantes et les plus audacieuses que ce siècle ait connues, donnant l’exemple et portant des coups décisifs à l’autorité au nom de la libération.

Le secret, c’est de vraiment commencer et de s’organiser.

ATTAQUEZ L’IMPÉRIALISME LÀ OÙ VOUS ÊTES !

Des textes anarchistes du Vénézuela, pour se faire une tête sur la situation avant le kidnapping: https://theanarchistlibrary.org/category/author/el-libertario-editorial-collective

Déclaration internationale : Nous dénonçons l’offensive impérialiste contre le Venezuela :
https://www.federacionanarquista.net/international-statement-we-denounce-the-imperial-offensive-on-venezuela/?pass=qpwo

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ENGLISH VERSION 

The US military assault on Venezuela and the kidnapping of Venezuelan President Nicolás Maduro on Friday night shocked the world and tore down the veil of international law.

The actions of Trump and the US government are once again rivalling those of the largest criminal organizations, with complete impunity. The entire American continent is now threatened by this same imperialist system. By continuing to raise the issue of cartels and drug trafficking, Trump is making thinly veiled threats against Colombia, Mexico, and Cuba, remaining firmly aligned with his plan to “restore American supremacy” in Latin America. Let us not be fooled—these excuses will also be used to tighten anti-immigration policies and legitimize future imperialist interventions.

This is far from being the first U.S. incursion into the affairs of a foreign country. We can’t count the number of coups that were aided by the CIA in the shadows of sordid plots. But this time, it is a violent operation (described as spectacular and exemplary in the western media) that is publicly and proudly claimed by the most powerful position in the world. No need to look too far back in history to see that military force is used directly—as in Iraq, Afghanistan, or Nicaragua—to bring down regimes “that don’t vote the right way.” This is not the first time that the United States has acted in this way and shown complete disregard for a country’s territorial sovereignty. Nor is it a coincidence that extractivism and control of resources are often at the heart of invasions. 

For liberals and the most naive, this is a breach of protocol, an action that goes beyond the legal framework. For us, it is a continuation of the usual policies, which today seem unacceptable because of the sensational nature of the level of interference and interventionism involved. But the violence of those in power is always present, even when the legal framework is respected. In fact, the only reason this framework is respected is because it serves the interests of those in power. As soon as legality goes against their interests, they do not hesitate to throw charters and conventions in the trash. They have always done so and will continue to do so.

What is truly new about this aggression is rather the sheer audacity of the lie that was used as a pretext. We are a long way from the months of preparation required for the Lusitania scandal to prepare for entry into the war in 1915, and very, very far from the “weapons of mass destruction” used by the Bush administration to invade Iraq in 2003. At the time, there was at least a semblance of democratic legitimacy: false witnesses were sent to UN committees, a secretary of state was made to cry, and then admitted that nothing in the whole deception was true. But at least they tried to pretend. Today, Trump can simply declare in a disjointed speech closer to senile rambling than political pep talk: “drugs & rape”, repeat it enough times and all the sold-out journalists applaud, and the entire Canadian political class, like frightened lackeys, respond that “yes, Maduro was a bad guy.”

While state propaganda hammers home the bogus reasons for the intervention, it doesn’t even bother to hide the other reason, which is obvious anyway: to plunder one of the world’s largest oil reserves. The lie is so ingrained in the entire media apparatus serving the ruling class that they no longer even bother to hide it.

Political Clarity

The current attack on Venezuelan sovereignty cannot be understood without examining the role of opposition figures elevated and legitimized by Western imperialist powers. Maria Corina Machado has been deliberately presented as a “credible alternative,” not by the Venezuelan working classes, but by foreign governments, corporate media, and international financial interests whose main concern is not so-called “democracy” but access to the country’s resources. Her political project is openly aligned with neoliberal orthodoxy: privatization, deregulation, alignment with US foreign policy, and Venezuela’s reintegration into the global capitalist order under the supervision of institutions such as the IMF and the World Bank. In this sense, Machado is not presented as a leader born of popular self-determination, but as a managerial figure, an intermediary through whom Western capital can reaffirm its control over Venezuelan resources.

Venezuela’s vast oil reserves, along with its strategic minerals and geopolitical position, make it too valuable to be left outside imperial command. Machado’s function within this framework is not to liberate Venezuelans, but to normalize exploitation by presenting submission to foreign capital as a « democratic transition ». Her leadership is imagined to be only accountable to Western state investors who’re eager to reopen the country to extractive business under favorable terms. This is the classic model of the puppet leader: legitimacy granted externally, authority served from imperial backing rather than a popular mandate. 

What should be clearly stated, rejecting this imperial imposition does not require romanticizing or defending authoritarian governance. The false binary imposed by Western discourse, imperialist intervention vs so called authoritarian stability, serves as a false dichotomy and forecloses the most important possibility: genuine popular self-determination. One concentrates authority upward and inwards, the other transfers it outward to imperial centers. Both deny the Venezuelan people the right to decide the terms of their own political life. The task is not to choose between domination from within or domination without, but to dismantle both.

We live within the imperial core itself. From this position, the uncritical amplification of state narratives, especially those that claim to be anti-imperialist, blur the lines of political clarity. The power of the United States must be unerstood concretely. No other nation on earth has demonstrated the capcity, reach and impunity to extract a « leader » from another country in the middle of the night, transport them across borders, and place them before a kangaroo court under politically motivated charges. The question that should then be on everyones mind is, if the U.S possesses such reach, why has it not been used agasint Netanyahu and state of Isreal, which continues to wage carnage the Palestinian people with open international defiance? The answer expose the lie at the heart of the so-called « rules based order ». Power is not applied universally, it is deployed selectively, in service of empire.

In the next few days, we are going to see videos of people in Venezuela holding up portraits of Chavez, people chanting for Maduro’s return, and for the defence of Simon Bolivar’s legacy. Propaganda videos by the Venezuelan army will be reshared and the other big imperialist camp is gonna use this to promote their own brand of autoritarianism. Campism thrives on its own contradiction. It asks us to align ourselves with one state bloc against another to excuse repression and domination as long as it appears to resist U.S influcence. This is a trap, and it is one we are especially pressured to fall into from within the imperial core. Campist and liberal politics alike use moments of crisis to reintroduce authority as necessity. They present parties, governments and militaries as imperfect shields for the sake of fighting against a greater threat, despite their long records of crushing dissent, repressing average people and giving no chance to a new political life. We don’t want to fight their wars, we do not want to change one form of power for another.What is needed is a rupture in which Venezuelans themselves can collectively determine how they are governed, on what grounds, and in whose interests. It must be rejected, the idea that leadership must either be imposed by force or sanctioned by foreign capital. Liberation cannot arrive through kidnappings, sanctions, or puppet regimes, nor can it be secured through unaccountable authority concentrated thought the « state ». Real resistance grows out of the terrian that is built through direct action and autonomous self-organization. It does not rely on leaders to speak on one’s behalf. By establishing a praxis, this is expanded and sustained in our conditions, they do not culmiate in a new regime or a rearranged hierachy. They point towards a social revolutionary transformation that reshapes everyday life and social relations themselves. What remains is the refusal to be diverted. Campism, nostalgia, and national mythologies functions as pressure points on our movements, especially here, where imperial power is headquarted. In a world already saturaed with so much violence, what is not needed are more symbols of authoritiy to obscure our vision. What is needed is a clarity about where we stand, and a commitmment to a greater internationalist struggle that aline ourselves with people in resistance everywhere, that goes beyond borders and propels us towads a future where our fight becomes impossible to contain.

What now?

Regardless of Maduro, Hussein, or others, the revolution will not be due to imperialist violence. It belongs to the oppressed, to the masses who refuse to be enslaved. Only the people’s struggle can overthrow the established order.

There are two answers that are needed right now. The first, is direct action, the sabotage and attacks that put a wrench in the wheels of authoritarian machinery, done, ideally, in such a way so as to be coordinated or contagious, resonating and reproduced by others. The second, is the creation of social conditions, including organizations, that are able to advance a fight for humanity’s total liberation from authority and domination so that, never again, will someone’s life be ended or turned upside down because of another person’s desire for profit, power, or greedy pleasure.

Make the US ruling class regret this: The capitalist class and US political class are entirely comfortable with this invasion of Venezuela. If it goes smoothly for them, they’ll do it again in new territories with increasing violence. Who rules the United States? What are their interests? How can those interests be attacked and undermined from Montreal? How can we make them regret this?

US multinationals are everywhere: Montreal is filled with thousands of offices, store outlets, warehouses, and assembly lines for important American businesses headed by the US empire’s most influential capitalists. This includes fast food chains, tech industry, and weapons manufacturers. In the summer of 2025, Mexico city erupted into anti-American riots, destroying investments and symbols of American capitalism. In the UK, Palestine Action, has been entering weapons factories, smashing machinery, doing millions in damage. Across the world, normal people identify targets and act.

Don’t underestimate yourself, you can be a serious force. You can do the most brilliant and daring actions this century has seen, setting examples that strike blows for liberation against authority.

The secret is to truly begin and organize!

ATTACK IMPERIALISM WHERE YOU ARE!


Anarchist texts from Venezuela, to get an idea of the situation before the kidnapping:
https://theanarchistlibrary.org/category/author/el-libertario-editorial-collective
International Statement: We Denounce the Imperial Offensive on Venezuela:
https://www.federacionanarquista.net/international-statement-we-denounce-the-imperial-offensive-on-venezuela/?pass=qpwo